PHILHARMONIE, GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE, GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ

Paris

10 January 2020

Wonderful concert held at the Philharmonie performing the Fourth Concerto for piano and Orchestra by Beethoven

Symphonic Concert, Félicité
Philharmonie, Grande salle Pierre Boulez
Orchestre National d'Île-de-France under Case Scaglione

accoglienza

JOURNAL
FEDERICO COLLI, CASE SCAGLIONE ET L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE À LA PHILHARMONIE DU PARIS – COLLI OU L’ART DE LA NUANCE – COMPTE-RENDU

Un pianiste d’immense talent: Federico Colli (photo © Chandos)

Une fois de plus l’Ondif fait confiance à un jeune interprète méconnu du public français (hormis via le disque et youtube). Né en 1988 Federico Colli mène déjà une belle carrière internationale, mais il lui aura fallu attendre l’invitation de la phalange francilienne pour faire ses débuts avec orchestre chez nous (1). Sonorité pleine, riche, ambrée, jamais clinquante; Colli s’empare du Sol majeur en poète pianiste. L’Allegro initial, vraiment moderato, le montre sculptant la phrase et chantant avec une noblesse et une sensibilité admirables, servies par une sidérante maîtrise des plus infinitésimales nuances, que l’attentive baguette de Scaglione l’aide à distiller. Quant à la cadence elle est simplement bouleversante de poésie; poésie étrange et solitaire, en parfait accord avec l’Andante con moto, intensément vécu mais naturel, humain, sans dramatisation forcée. Rondo final non moins convaincant, aérien, au cours duquel Colli montre sa compréhension du rôle expressif du timbre dans l’Opus 58 – inscrit de ce point de vue dans la continuité de la «Waldstein» (1803-1804), immédiatement antérieure au 4ème Concerto (1805-1806).
En bis, le Jesus bleibet meine Freude de Bach (transcrit par Myra Hess) déploie un art du chant et, encore une fois, de la nuance simplement confondant. Un interprète de très grand classe, comme venu d’une époque moins pressée, brailleuse et vulgaire que la notre.
Alain Cochard

(1) Le découvreur Biarritz Piano Festival l'avait toutefois programmé en récital en 2018

© CONCERTCLASSIC.COM - HANDMADE IN PARIS SINCE 2000 I PARTENAIRE DE 3FOISC.COM, AGENCE DIGITALE CULTURELLE

FEDERICO COLLI, CASE SCAGLIONE AND THE ORCHESTRE NATIONAL D'ÎLE-DE-FRANCE AT THE PHILHARMONIE DU PARIS – COLLI, OR THE ART OF NUANCE

Once again Ondif trusted a young interpreter who is unknown to the French audience (apart from CDs and YouTube). Born in 1988, Federico Colli is already leading a good international career, but to make his debut with us he had to wait for the Orchestra of the region of Ile-de-France to call him. His sound is full, rich, golden, yet never showy; Colli owns the G major concerto like a poet-pianist. The initial Allegro can be seen as truly moderate, by the way he paints each phrase, singing with outstanding nobility, sensitivity, and with superb skill all the smallest nuances, as he is accompanied by the meticulous conducting of Scaglione. As far as the cadenza goes, it is simply overwhelming in poetry; odd and lonely poetry, in perfect harmony with the Andante con moto, strongly felt yet natural, human, with no forced drama. During the equally convincing and bright final Rondo, Colli proves he understands the role of timbre in the Opus 58 – inscribed, from this point of view, in the continuity of the «Waldstein» (1803-1804), immediately preceding the Concerto No. 4 (1805-1806).
The encore, Bach’s Jesus bleibet meine Freude (transcription by Myra Hess), deploys an art of singing and, once again, of playing with nuances, that is simply astonishing. A high class interpreter, who seems to come from a less rushed, vulgar and chaotic era than ours.
Alain Cochard

© PHOTOS BY REPORTER